Pesticides et agriculture : Êtes-vous sûr de tout savoir ?
On entend souvent que sans pesticides, l’agriculture serait dans l’incapacité de nourrir l’humanité. Ou que les agriculteurs ne s’en sortiraient pas financièrement…
Mais qu’en est-il vraiment ? Parce qu’il est parfois difficile de démêler le vrai du faux, on a compilé pour vous 7 grandes questions clés.
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L’agriculture conventionnelle reste majoritairement la plus productive.
Cependant, certaines études démontrent que l’écart de rendements peut se révéler moins important pour certaines cultures, notamment celles très dépendantes des pollinisateurs ou dans certaines conditions pédoclimatiques. Dans les pays en développement ou tropicaux, en particulier en Asie, les rendements entre les deux modèles sont même assez proches d’après la littérature scientifique. Par ailleurs, l’actualisation d’une étude de l’ITAB, en 2024, rappelle que l’agriculture biologique reste déterminante pour protéger les sols et la biodiversité, améliore le potentiel de résistance face aux sécheresses et contribue à la réduction des émissions de GES.
On entend souvent que l’agriculture biologique est moins productive que l’agriculture conventionnelle, mais est-ce toujours le cas ?
Pour nourrir 10 milliards d’être humains, il faut miser sur l’agriculture biologique !
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans une étude datant de 2017, a confirmé que l’agriculture biologique pouvait largement nourrir 9 milliards d’individus, et même atteindre potentiellement les 12 milliards. La condition pour y parvenir : réduire le gaspillage alimentaire et limiter la consommation de produits d’origine animale.
Selon les experts de l’ONU, quelle serait la solution pour nourrir 10 milliards d’êtres humains en 2050 ?
La maladie de Parkinson et certains cancers.
En 2021, les experts de l’INSERM ont confirmé que des liens entre les pesticides et les cas de cancers de la prostate, de la vessie, du côlon et du rectum, du système nerveux central, des ovaires, ainsi que d’autres maladies comme celle de Parkinson existent bien. Ces maladies sont aujourd’hui reconnues par les pouvoirs publics comme maladies professionnelles. D’autres maladies pourraient s’ajouter à la liste, puisque de fortes présomptions existent pour le diabète, les troubles anxiodépressifs, le cancer du sein ou encore la maladie d’Alzheimer.
Quelles maladies sont officiellement reconnues comme « maladies professionnelles » à cause des pesticides ?
Les agriculteurs et les éleveurs.
Un Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) existe en France. En 2023, le FIPV confirmait que les paysans et ouvriers agricoles sont bien les premières victimes des pesticides qu’ils utilisent pendant leur carrière.
En 2024, ce fonds enregistrait une hausse sans précédent des demandes de réparation pour des pathologies attribuées à une exposition professionnelle aux pesticides (+ 43 % par rapport à 2023).
Néanmoins, si les agriculteurs et les agricultrices sont les plus exposés, les pesticides présentent des risques pour toutes les catégories de la population. Les problèmes sanitaires posés par les pesticides sont l’affaire de tous.
Qui sont les premières victimes des pesticides ?
Les particuliers.
En France, les dépenses de dépollution de l’eau du robinet sont évaluées à plus de 1 milliard d’euros par an. Elles devraient encore augmenter à l’avenir. La raison : le coût de la dépollution de l’eau liée aux pesticides qui ne cesse de croître. Cette dépense est quasiment intégralement supportée par les particuliers à travers leurs impôts. Pourtant, plus de 70% des pollutions de l’eau sont les faits des nitrates et des pesticides. Il est urgent de dépolluer nos eaux et d’éviter leur contamination. Pas étonnant donc que les Agences de l’Eau en France ou les grands groupes de traitement de l’eau favorisent l’installation d’agriculteurs biologiques au-dessus des nappes phréatiques.
Qui paie majoritairement pour éliminer les pesticides présents dans les nappes phréatiques et les rivières ?
L’agriculture conventionnelle.
C’est un fait, le dérèglement climatique fragilise l’agriculture et ceux qui en vivent.
Standardisée et extrêmement dépendante des énergies fossiles, l’agriculture conventionnelle est de loin la moins résiliente. Pourtant des solutions scientifiquement prouvées et déjà mises en place existent : agriculture biologique, plantation de haie, agroforesterie, ferme à taille humaine, non-labour, élevage herbager etc… .
Quelle agriculture est la plus impactée par le changement climatique ?
25% de la biodiversité est impactée par les pesticides !
Nos sols abritent une biodiversité indispensable à notre existence (insectes, vers de terre, bactéries, champignons et tant d’autres). Souvent invisible à notre œil, cette biodiversité nous rend de précieux services (fertilité des sols, régulation des maladies, amélioration de la santé des plantes, régulation du cycle de l’eau etc…).
Pourtant, l’utilisation des pesticides met à mal ces bénéfices écologiques. Une étude récente, parue en 2026 dans la revue Nature, a mis en lumière les conséquences dramatiques des pesticides sur la destruction de la biodiversité. D’autant que certains pesticides persistent dans nos sols, malgré leur interdiction depuis des décennies. Moins de pesticides dans nos champs signifiera plus de vie dans nos sols !
Les sols sont un réservoir de biodiversité : mais savez-vous quel pourcentage de ce vivant, se trouvant sous nos pieds, est directement impacté par les pesticides ?
Pour aller plus loin et vous accompagner dans votre réflexion sur le sujet, découvrez le poster de la Fondation pour la Nature et l’Homme sur les fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides. Téléchargez-le et partagez-le sans modération.
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La FNH agit donc pour remobiliser les grandes enseignes à travers 7 mesures concrètes qu’elle leur demande de mettre en oeuvre pour développer plus massivement leur offre de produits bio et les rendre plus accessibles aux consommateurs.
Nos équipes sont pleinement mobilisées pour empêcher tout recul des responsables politiques en matière de politique agricole (la loi Duplomb, ça vous parle ?), et pour obtenir de vraies avancées en faveur du développement de l’agriculture biologique.
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